GoUrMaNdIsE

GoUrMaNdIsE
Humez ce parfum sucré!
Je le sens, le ressens, m'en asperge et m'y plonge avec bonheur!
Ô, douce extase, pénètre en mon corps!
Tu coules sur mes lèvres,et ma bouche t'encercle! Mes dents te mordent avec ardeur!
Ma gorge s'étouffe de ta saveur!
Tu m'enveloppes de ton odeur, je te prends, te lèche et te croque...
Tu provoques l'attente d'un orgasme de gastronome, l'espérance d'un court moment d'un absolu bonheur...
Après, encore, je m'endors, repue et je te rêve jusqu'à l'aube...
Ô, doux mets, j'adore t'effleurer, te toucher, te caresser, te manger!!
Je t'adore, ô chocolat!
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# Posté le mercredi 07 février 2007 15:38

Modifié le samedi 03 mars 2007 16:28

Calins du matin...

PLongée dans l'abysse de mes rêves les plus remuants, le voilà qui me réveille. Lui, cet être ô combien primate qui aime me faire voir le MÂLE qui vit en lui.
Lui, qui m'enroule de ses longs bras velus et me serre si fort que du plus profond de mon sommeil une sordide sensation de noyade tente de me sortir les yeux de la tête.
Ses lèvres, encore sales de la nuit agitée qui s'en va, viennent se scotcher à ma bouche et je sens la nausée qui me prend.
Ca y est, je suis réveillée. Parmi lui.
J'esquisse un sourire. J'essaye qu'il soit le plus amoureux possible quand ma seule et farouche envie est de lui tordre le cou afin de dormir encore.
Aaaaarggggh! Voilà 80 kilos sur mon corps frêle et endormi.
Le rustre s'est allongé sur moi.
Je sens sa partie virile contre mon nombril, le pauvre croit me faire plaisir. Je simule, il y va de plus belle.
L'idée de le mordre et de le griffer m'envahit peu à peu. Dans le feu de l'action, je me serais "laissée aller", j'aurais "perdu le contrôle"...
En vérité, c'est une pensée meurtrière qui m'animait, mais pourrait-il le deviner?
Ouf! C'est fini. Mon corps est enfin libéré de l'enclume qui pesait sur lui.
"L'homme" git, sur le dos, à mes côtés, satisfait.
Je lui en donnerais, moi, des satisfactions!
Son visage se tourne vers moi: Alors, heureuse??
Je réprime mon envie de lui hurler que j'exècre ces réveils "amoureux" et que ces calins, il peut bien se les garder..
Maisje respire, et lui dit "Oui, très heureuse!"
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# Posté le mercredi 07 février 2007 15:22

Modifié le samedi 03 mars 2007 16:08

déprime passagère, amour éphémère

déprime passagère, amour éphémère
L'amour est là et tout va bien... Lorsqu'il s'enfuit brutalement loin, très loin de nous, plus rien ne va. Persiste une image devant les yeux, image que l'on finit par maudire, détester parce qu'elle nous persécute, nous torture de souvenirs tous plus beaux les uns que les autres...J'exècre manger en pensant à lui, regarder la télévision en ne voyant que lui, n'écrire qu'à travers lui,ne parler que de lui, ne rêver que de ses bras, de sa tendresse,... Et l'idée omniprésente que jamais il n'a été entièrement à moi, que jamais nous n'avons été vraiment ensemble, que jamais je n'ai pu, osé ou su lui dire ce que je ressentais vraiment...Savoir que malgré tout il restait à une autre, il vivait en fonction d'une autre, il en embrassait une autre et que lorsque nous n'étions pas ensemble, il était avec elle. Savoir que quoi qu'il arrive, il faudra brider ses sentiments, tenter de ne pas s'attacher plus que de raison. Savoir que quoi qu'il se passe, un jour une douleur viendra nous assaillir parce que jamais au grand jamais son premier choix ne sera moi. Savoir que cette voix au fond de moi devra à jamais se taire pour ne pas m'affaiblir à ses yeux...
Et voilà que le texte dans lequel je tentais de me protéger en parlant au pluriel se transforme sans prévenir en un "je" qui ne peut réprimer ce "je t'aime" que je t'ai tant caché...
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# Posté le mardi 16 janvier 2007 13:50

Modifié le samedi 03 mars 2007 16:21

La Vie En Rose

La Vie En Rose
Enfin!! Je me replonge avec délice, l'espace de quelques minutes, dans cette activité, purgatoire de mon âme...Ecrire, sans savoir à qui, sans savoir pour qui ni pourquoi, mais écrire... Avec toujours autant de passion, d'envie, avec ce même besoin vital qui m'accompagne jour après jour! J'ai délaissé ce blog bien malgré moi, des changements imprévus ayant pimentés ma vie.
La mort est loin. Si loin, désormais. Je le crie, le hurle enfin, ce "OUF" de soulagement! Bien-sûr, je ne suis pas à l'abri d'une rechute, mais qu'il est bon de se savoir libérée de cette menace qui planait sur ma vie! Bien-sûr, demain je peux disparaître brutalement. Mais qu'il est bon de VIVRE!
2006 se meurt, 2007 se profile à l'horizon, que des bonnes nouvelles, ou presque!
La fin d'un procès qui s'éternisait, un léger vent d'amour qui parfume mes jours, et bien-sûr, toujours fidèle, l'écriture qui me porte.
Que demander de plus? Petit bout de bonheur m'envahit, c'est déjà merveilleux!

# Posté le mardi 19 décembre 2006 15:00

Modifié le samedi 03 mars 2007 16:20

Le silence de l'absent

Igor. Il s'appelle Igor.
Mais il ne le sait pas.
Il ne connait pas la couleur de l'herbe, ni celle du ciel, ni du soleil.
Il n'en retient que le toucher, que leur odeur.
Il ignore tout du savoir, du langage, de la beauté esthétique du site dans lequel il vit.
Igor n'a ni l'ouïe, ni la vue.
Il a le goût et l'odeur de doux mets que quelqu'un lui prépare.
Il n'a que la mémoire d'une sensation de picotements, de chatouillements et d'abondance que lui procure le contact de l'herbe du jardin dans lequel il aime se rouler, s'enfoncer, se perdre et flotter.
Il aime, aussi, sentir le soleil cuire sur sa peau et la voluptueuse fraîcheur d'un moment lorsque le vent l'effleure lentement.
Igor est dit "autiste" mais il ne le sait pas, ne l'entend pas, ne le voit pas.
Igor, aux yeux de tous, c'est une présence trop absente.
Igor, à leurs yeux, c'est une vie gâchée qui ne sert à rien.
Igor, c'est un cauchemar incarné.
Il représente une phobie de chaque instant.
Igor, tout le monde le plaint. Il attire la pitié et a besoin d'attention.
Une attention que pourtant il ignore.
Igor, il les dérange.
Il ressemble à une inaccessible prison où tout est noir, où rien n'a de sens, si ce n'est le rien.
Igor, pourtant, à sa manière, il pense, il réfléchit.
S'il pouvait parler, il se décrirait telle une bulle. Une bulle unique, une bulle à part, mais une bulle magique.
Igor, il fait peur à tout le monde parce qu'il s'agite, parce que s'il fonce dans un mur, il recommence.
Mais Igor, c'est un monded à part, que personne n'a le pouvoir de comprendre.
Igor, c'est un monde où le dérisoire accapare chacune des secondes de sa vie.
Il parle avec ses mots.
Des mots que nul ne peut décrypter. Des mots pris pour des grognements d'insatisfaction.
Mais Igor, il est heureux.
Heureux de découvrir perpétuellement de nouvelles odeurs. Igor, il est dans sa tête.
C'est sa prison de liberté.
Igor, il rit beaucoup.
Il rit parce qu'il tombe, parce qu'il a mal mais qu'il le sent.
Il rit parce que lorsqu'un mur vient à se mettre sur sa route, il le suit partout. Parce qu'il sent la rugosité des briques contre sa peau.
Il rit parce q'il s'endort, flottant étrangement sur un matelas.
Il rit parce que l'eau lui masse le corps. Il rit parce que ses mains touchent son visage. Il rit parce qu'il ne connaît que ce qu'il suppose.
Il ignore la nuit, le jour, les heures qui passent, l'urgent ou l'important.
Il ne voit pas les gens le regarder parce qu'il court après le vent.
Il n'entend pas ceux qui se moquent lorsqu'il communique avec les plantes.
Igor, c'est un rêve à lui tout seul, ce sont des nuages plein la tête.
Igor, c'est un singulier petit bout de paradis.
C'est le bonheur à l'état pur.

# Posté le lundi 17 juillet 2006 09:20

Modifié le samedi 03 mars 2007 16:12